Connaître ses publics / Interview

6 05 2009

Beaucoup de musées souhaiteraient mieux connaître leurs publics afin de segmenter et d’améliorer leurs offres. Les questions posées au comptoir d’accueil sont rares et ne concernent souvent que l’origine géographique. En effet, toute autre requête est considérée comme une intrusion eu égard à la volonté de tranquillité supposée du visiteur. Or, les nouvelles règles de gouvernance qui gagnent les institutions culturelles vont peut-être obliger bientôt les musées à donner des statistiques plus précises à leurs tutelles. Dans notre travail d’observation des politiques des publics, nous avons découvert l’Indianapolis Museum of Art, qui affiche deux initiatives sur son site : d’une part, un compteur avec le nombre de visiteurs étudiants venus au musée et d’autre part, une cartographie  des publics appelée Admissions map précisant pour chaque code postal de la région, le nombre de visiteurs, leur âge mais aussi leur profession ou leur origine ethnique. Nous les avons interrogé par mail. Roz Wells, directeur des relations avec le public nous a répondu :

Muséopolis : Comment vous procurez-vous les informations sur votre public ?

Roz Wells : Les personnes qui travaillent à l’accueil billetterie demande à chaque visiteur qui entre (beaucoup d’expositions sont gratuites) s’ils viennent voir les expositions et si oui, si c’est la première fois, s’ils sont membres du musée ainsi que leur code postal. Nous ne demandons normalement pas l’âge, ni la profession ni d’autres renseignements. Cependant, nous indiquons s’il s’agit d’adultes, de jeunes de moins de 17 ans, d’enfants de moins de 7 ans, de senior, d’étudiants, de professeur ou de membres d’un groupe. Quand nous avons des expositions payantes, ce sont ces différentes catégories qui servent à établir les échelles de prix et ces distinctions nous servent aussi pour notre questionnaire d’entrée.

Muséopolis : Quel usage faites-vous de ces données ?

R. W : Ces données nous permettent de demander des subventions visant à compenser la gratuité des entrées. Souvent nous faisons aussi des enquêtes auprès de nos membres et de nos visiteurs de manière à améliorer nos offres à destination du public.

Portail musée

Admissions mapimage-13





Convivialité/ity

4 05 2009

L’accueil est un paramètre important de la politique des publics que les musées ne doivent pas négliger. L’offre en terme de cafés et de restauration en fait partie. Elle aide  à tisser le lien qui va attacher une personne à un lieu et peut-être créer une habitude de visite. Il est très courant de trouver sur les sites anglo-saxons de théâtres ou de musées la liste exhaustive des mets proposés, incluant menus végétariens et menus de saison. Nous n’avions pas encore vu cependant sur un site une interview en images – appétissantes – du Chef du restaurant. En voici un exemple, en anglais, puisqu’il s’agit de Jennifer Maloney, Chef du Café Sebastienne au Kemper Museum of contemporary art de Kansas city.

qui nous parle de son métier et de ce qui l’inspire pour créer des plats. En outre, ce qui est remarquable au Café Sebastienne, c’est que vous « consommez» de l’art à chaque repas : « you get free art with any meal ». Comment ? Jetez un oeil à ce « colourful restaurant ».

Portail Kemper Museum

Interwiew du Chef Jennifer Maloneyimage-3








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